Guinée : les deux ânesses du port de Conakry !
Guinée : les deux ânesses du port de Conakry !

Dans la vidéo ci-dessous, le groupe


"LES ESPOIRS DE CORONTHIE"


traduit en chanson, l’image et le jugement que la quasi-totalité des Guinéens ont désormais d’Alpha Condé, Président de la République de Guinée depuis 8 ans.


Signification des certains mots, pour la compréhension de la chanson 


Dady :  le vieux Alpha Condé 
La pipe (Pepou en soussou) :  la sagesse



 


Quand le président Alpha Condé porta son choix sur deux dames pour gérer le Port Autonome de Conakry (PAC), les Guinéens ont cru que c’était pour la promotion des femmes. En réalité ce choix n’était qu’un calcul machiavélique d’Alpha Condé qui gardait le port comme une marchandise facile à vendre en cas de besoin urgent d’argent.


Le port ayant le statut d’une institution autonome, Alpha avait besoin de deux individus sans personnalité pour réaliser son projet de vente de ce patrimoine national qui restait encore aux Guinéens. En d’autres mots, "Dady" Condé avait besoin de deux ânes pour porter la marchandise à ses potentiels clients turcs ou chinois. Ainsi, Hawa Keïta est nommée directrice générale du PAC. Aïssata Aribot devient son adjointe. Les deux se comprennent et se disent « grande sœur » et « petite sœur ».


Dans une démarche purement personnelle et individuelle, Alpha Condé vend le Port dit autonome de Conakry le vendredi 9 août aux Turcs. Sans appel d’offre et à l’insu de toutes les institutions du pays. Des travailleurs guinéens doivent quitter sans avertissement, pour faire place aux Turcs. C’est le scandale, la colère ! Les deux femmes responsables doivent des explications aux travailleurs et aux syndicats.


Hawa Keïta, la directrice générale reconnait ne pas connaître le contenu du contrat qu’elle a signé. Elle explique l’avoir signé dans le souci de ne pas braver le Président qui l’a nommée à ce poste et qui lui a ordonné de signer. Elle fait savoir qu’elle ne l’aurait peut-être pas fait si son adjointe lui disait de ne pas signer. Elle ajoute finalement qu’elles sont toutes les deux responsables de la signature, parce que c’est elle qui a signé et l’autre a posé le cachet sur le document. On comprend aisément ici pourquoi ils ont tenu à ce que Aissata Aribot soit avec la directrice Hawa Keita qui devrait signer.


Aïssata Aribot, la directrice générale adjointe se défend :


« Moi je n’ai rien signé. C’est la directrice qui est l’ordonnatrice principale ici au port, tout le monde le sait. C’est elle qui signe tout contrat qui passe au port, pas moi. Je n’ai fait que porter le cachet, parce que Mme la directrice qui est une grande sœur m’a dit de le faire »,  


en apportant des détails effrayants : ce n’est pas le dossier qu’on leur a présenté. On leur a posté le contrat en leur disant de l’imprimer et l’emmener avec elles pour le signer (devant qui de droit). Elles s’exécutent en venant chez le Ministre de confiance d’Alpha Condé avec les papiers imprimés et leurs matériels de bureau pour la signature et le cachet. Les autres collègues du port n’auraient pas été informés. Elle avait proposé de les informer, mais Hawa Keita a dit non.



 


Ainsi, le comportement d’Alpha Condé qui ne respecte rien en Guinée vient briser le lien d’amitié et de fraternité qui s’étaient développés entre ces deux femmes.


Ces deux dames, visiblement médiocres et soucieuses de garder leurs postes, ont plutôt osé brader un des patrimoines nationaux les plus importants du pays que d’avoir la dignité de faire correctement leur travail.


Ces témoignages attestent donc publiquement que les signataires guinéens du contrat n’en ont pas eu connaissance avant la signature et qu’elles l’ont fait sur influence du Président de la République, coupable ici d’abus d’autorité.


Vu tout ce qui précède, nous considérons ce contrat comme nul et non avenu. Si les Turcs profiteurs de ce contrat, signé en violation de la procédure et des principes du marché, étaient sérieux, ils se seraient immédiatement retirés après ce scandale. C’est donc à leur risque et péril qu’ils vont restés dans ce marché sur fonds de corruption et de violation des lois du pays. Ils seront expropriés et poursuivis en justice aussitôt que « Dady Wulefalè » sera dégagé du pouvoir.