Alpha Condé, le démon à chasser de la Guinée !

« Par ses manœuvres à la Cour constitutionnelle, le président Alpha Condé vient de donner l’occasion au peuple de Guinée de reconquérir sa dignité perdue. Le monde nous regarde. Il faut chasser Alpha Condé sans délais avant qu’il ne provoque la dislocation de notre peuple avec lequel il n’a aucun lien affectif. », Makanera Ibrahima Sory


 


L’intégralité de son article 


Le seul fait par Alpha Condé de soumettre l’article portant sur le nombre de mandat présidentiel à la révision constitutionnelle le rend passible de la haute Cour de justice et peut légalement justifier qu’il soit chassé par un soulèvement populaire. 


La volonté de destruction de la constitution guinéenne par le président Alpha Condé en flagrante complicité avec certains membres de la Cour constitutionnelle ne fait plus de doute. Lors de sa conférence de presse du dimanche 15 mai 2016 devant la presse nationale et internationale, le président Alpha Condé n’avait pas exclu sa candidature pour un éventuel 3e mandat. Beaucoup d’autres manœuvres sournoises sont en cours telles que la révision illégale de la constitution et le plan de destitution de monsieur Kèlèfa SALL le président de la cour constitutionnelle, du seul fait que ce dernier reste opposé à la modification constitutionnelle permettant son troisième mandat.


Contrairement à ce que pense la majorité des Guinéens, y compris le président Alpha Condé, ce n’est pas la Cour constitutionnelle qui est le premier rempart au projet de troisième mandat. Ce sont les députés qui sont en première ligne, ensuite le peuple.


Le peuple de Guinée, dans sa totalité, doit avoir conscience que sa constitution est juridiquement inviolable sur les points concernant le nombre et la durée du mandat présidentiel. Aucune tournure juridique ne peut légaliser cette tentative.  
Selon l’article 27 de la constitution, « Le président de la République est élu au suffrage universel direct.


La durée de son mandat est de cinq ans, renouvelable une fois.


En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels, consécutifs ou non ».


Quant à l’article 154 de la constitution, il dispose ce qui suit :


« La forme républicaine de l’État, le principe de la laïcité, le principe de l’unicité de l’État, le principe de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs, le pluralisme politique et syndical, le nombre et la durée des mandats du président de la République ne peuvent faire l’objet d’une révision ».


Ainsi, l’article 154 de la constitution interdit que la Cour constitutionnelle soit saisie de projet de révision portant sur le nombre et la durée du mandat présidentiel qui, selon ledit article : «le nombre et la durée des mandats du président ne peuvent faire l’objet d’une révision ». Cela ne rentre pas dans le cadre de la compétence de la Cour, donc, elle est dans l’obligation de refuser de se saisir d’un tel projet de révision.


Toute tentative d’Alpha Condé consistant à soumettre ces questions au référendum, aux députés ou à la Cour constitutionnelle est une violation flagrante de la constitution qui doit automatiquement déclencher sa mise en accusation par au moins 12 députés pour haute trahison dans le sens de l’article 119 de la constitution pour violation du serment présidentiel conformément aux dispositions de l’article 35 de la constitution. En cas de refus du président de ce soumettre à la Haute Cour, les représentants mandatés par le peuple (les députés) doivent faire appel au peuple afin qu’il exerce son droit de résister à l’oppression sur le fondement de l’article 21 alinéa 4 de la Constitution qui dispose que : « (Il) le peuple a le droit de résister à l’oppression ». Il est à souligner que, le fait par les dirigeants de se mettre au dessus de la loi, tout en soumettant le peuple à l’arbitraire, est constitutif d’oppression dans le sens de l’article 21 alinéa 4 de la Constitution qui déclenche la résistance à l’oppression.
Par ses manœuvres à la Cour constitutionnelle, le président Alpha Condé vient de donner l’occasion au peuple de Guinée de reconquérir sa dignité perdue. Le monde nous regarde. Il faut chasser Alpha Condé sans délais avant qu’il ne provoque la dislocation de notre peuple avec lequel il n’a aucun lien affectif.


Que  Dieu nous protège des drames humains que préparent le président Alpha Condé et ses complices pour cause de boulimie du pouvoir et de l’argent.